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[Note préliminaire : Au Québec, la majorité des professionnels de la traduction sont des femmes. C’est pourquoi tout au long de ce texte, nous dirons tantôt traducteur, tantôt traductrice].

Vous avez l’impression de contempler des poissons rouges dans un aquarium : comment les distinguer les uns des autres ? lls sont tous pareils ! Ne vous découragez pas. En réalité, le choix d’un traducteur peut se faire à partir de critères parfaitement raisonnables.

Vous avez déjà pris deux décisions : qu’il faut traduire, et qu’il vous faut une traduction de qualité. Parce que votre texte est important, qu’il s’agisse d’un article scientifique, d’un rapport annuel, ou des recettes d’une personne que vous chérissez.

Première question : avez-vous besoin d’un traducteur professionnel ?

Quels autres choix sont possibles ?

  • Demander à une personne bilingue de faire la traduction. Si cette personne est à votre emploi, d’une certaine façon, cela ne vous coûtera rien. Mais il ne suffit pas d’être bilingue pour bien traduire. D’autres qualités sont requises, dont la principale est de savoir écrire dans la langue d’arrivée. Quand la personne ne maîtrise pas l’écriture, elle ne transmet pas nécessairement votre contenu, soit qu’elle fasse des erreurs en termes de sens, soit que son style paraisse bizarre aux locuteurs natifs. (Votre texte pourrait même avoir ces deux défauts à la fois).
  • Embaucher une étudiante en traduction. Elle vous coûtera moins cher qu’une traductrice professionnelle. Vous devrez trouver le moyen d’évaluer son travail, et si la traduction n’est pas bonne, il vous faudra repartir à zéro: trouver un traducteur ou un réviseur, mais avec un budget diminué et des délais encore plus serrés.
  • Utiliser Google Translate. Voilà la solution la plus rapide et la moins coûteuse. Le résultat ne sera pas toujours joli. Google Translate s’est amélioré, mais reste imprévisible. Bien sûr, ça n’est pas si mal… sauf quand c’est aberrant. Google Translate peut vous faire dire quelque chose d’atroce, et le pire c’est que vous risquez de ne pas vous en rendre compte.

Donc, il vous faut une traductrice professionnelle.
Et maintenant ?

Agence ou pigiste individuel ?

L’agence vous offre une équipe de traducteurs qui peut traduire un long document dans des délais relativement courts, traduire vers plusieurs langues, et vous promettre d’être disponible en tout temps. Par contre, vos textes ne seront pas toujours traduits par les mêmes personnes, et vous n’aurez peut-être aucune communication directe avec celles qui les traduisent.

Si vous faites affaire avec un individu, vous connaîtrez la personne qui fait le travail, vous pourrez lui parler, et elle apprendra à connaître vos projets et vos activités.

Pour trouver une traductrice, vous pouvez vous adresser à des organismes professionnels comme l’OTTIAQ ou l’ATTLC, ou, encore mieux si vous en avez la possibilité, faire appel à votre réseau pour obtenir des recommandations.

Une fois que vous avez trouvé la personne, apprenez à la connaître.

  • La traductrice est-elle agréée? Depuis combien d’années traduit-elle ? Quelle est sa formation ?
  • Le traducteur connaît-il votre domaine ou le type de document auquel elle va travailler ? Un traducteur de métier sait maîtriser rapidement de nouveaux vocabulaires, c’est même l’une de ses compétences de base. Mais si votre texte est très technique, vous serez mieux servi par quelqu’un qui s’y connaît déjà.
  • La traductrice peut-elle vous montrer des exemples de textes déjà traduits ?
  • Certains traducteurs acceptent de traduire un paragraphe sans frais pour vous donner une idée de leurs talents. Vous pouvez en faire la demande.

Quelle est la langue maternelle du traducteur ? En règle générale, il est préférable de traduire vers sa langue maternelle. Il y a pourtant des gens qui peuvent traduire dans les deux sens (je suis bien obligée de le reconnaître puisque je fais partie de ce groupe). Si la personne traduit vers sa deuxième langue, il est légitime de lui demander des exemples de textes qu’elle a déjà traduits. Mais d’ailleurs, c’est quelque chose que vous pouvez demander à n’importe quel traducteur à qui vous envisagez de confier un contrat.

Quel sera le coût ? Les traducteurs facturent au mot, ou parfois à l’heure. Les tarifs peuvent varier selon un rapport de 1 à 10. Il n’y a pas de corrélation absolue entre le prix et la qualité, mais si vous payez très peu, vous ne serez peut-être pas très heureux du résultat.

Combien de temps faut-il prévoir ? Tout dépend du texte. Personnellement, si le texte est facile, je peux traduire douze mille mots par semaine, mais pas plus de cinq mille quand il s’agit d’une écriture complexe. Parfois, aussi, les traducteurs doivent honorer d’autres engagements. Mais souvent, quand nous refusons une échéance, c’est que nous savons que nous ne pourrons pas vous donner un texte de qualité dans le délai imparti.

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